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Réinventée, explorée, pastichée, transformée, copiée, l’antiquité est toujours présente dans notre quotidien.

 

L’un des symboles du musée du Louvre n’est-il pas aujourd’hui la pyramide de Ieoh Ming Peï presque autant que la Vénus de Milo...

 

Les artistes contemporains sont nombreux à interroger l’histoire antique :

De Pierre et Gilles dans l’exposition "Héros" à la galerie Daniel Templon en 2014 à Eleanor Antin dans sa série de photos "Roman Allegories" en 2005, les images du monde moderne se nourrissent de mythologie grecque. Francesco Vezzoli dans son exposition "Teatro Romano" en 2014 au Moma de New York redonne vie à la statuaire antique grâce à la polychromie.

Jeff Koons dans sa série "Gazing Balls" utilise les moulages des plus célèbres sculptures de l’antiquité.

 

Les grandes institutions analysent le monde antique :

Sur la beauté des corps au British Museum: l’exposition "Defining beauty, the body in ancient Greek art" en 2015. "Serial Classic" à la fondation Prada de Milan, les multiples dans l’époque antique: copies ou diffusion, marché de l’art ou propagande politique ?

 

La culture populaire s’inspire et diffuse aussi les mythes gréco-romains et l’esthétique antique à travers la résurgence des films "péplums" ou l’utilisation d’archétypes de beauté classique a des fins publicitaires (parfum Invictus etc.).

 

Enfin les arts décoratifs ne sont pas en reste !

L’architecte Andréa Branzi, grande figure du radicalisme, intègre dans les meubles de la collection "Grandi Legni" exposés en 2010 chez Azzedine Alaïa des reproductions photographiques de fresques et mosaïques antiques.

 

Du précieux ensemble de meubles ressuscités par le décorateur T. H. Robsjohn-Gibbings pour l’éditeur Saridis à Athènes d’après les modèles antiques dans les années 60 et réalisés en noyer, cuir, bronze et marbre au spectaculaire fauteuil en mousse "Capitello" édité depuis 1972 par la firme Gufram; du lampadaire "Panthéon" en fer et parchemin de Mauro Fabbro aux lampadaires "Palmes" en bronze et plâtre de Patrice Dangel et à la lampe "Terraemotus" de Mattia Bonetti en bronze patiné et cristal de roche (tous ceux-ci créés pour l’exposition), Alexandre Biaggi présente un ensemble d’œuvres nourries par le monde antique.

 

L’histoire de l’art occidental doit-elle s’envisager comme un éternel retour à l’antiquité classique ?

 

Modernité / Antiquité ... La question reste posée.

 

 

 

 

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